Nous continuons notre visite de Brignoles avec la fontaine place Caramy

Les 3 vasques, les mascarons à tête de lion et les canons ont longtemps disparu sous les concrétions calcaires recouvertes de mousse. D’où son surnom de Fontaine « Champignon ». Elle a été restaurée 1825 puis en 2003 lors des travaux réalisés sur la place. Au moyen âge, cette place est une esplanade qui permet l'accès à la porte du même nom. Dès le XIVéme siècle des maisons existent et forment le faubourg Carami. Ceinturée d'auberges et d'hôtels la place est très tôt le cadre de fêtes en l'honneur des grands du royaume. Au XVIIIéme siècle la place devient incontournable on y installe les premiers bancs publics. En 1993 la place Caramy change de nom pour devenir la place de l'hôtel de ville dont voici la fontaine

DSCN5329

DSCN5330

puis d'autres petites fontaines prises lors de ma visite

DSCN5321

DSCN5375

DSCN5385

DSCN5413

A l'entrée de la ville LA  STATUE DU MINEUR

Terre de bauxite (du nom des Baux de Provence), pendant près de 100 ans, Brignoles et sa région ont tiré leur richesse et leur identité de cette terre rouge. Fermées au début des années 90, les mines ont employé jusqu’à plus de 1000 ouvriers.

Une mémoire toujours visible sur le flan des collines, à la sortie de la ville, et encore présente dans la mémoire de beaucoup de Brignolais. En témoigne la statue du mineur, conçue par Laurent Inquimbert, inaugurée en octobre 2010, Place des cars, pour la reconnaissance de ce que l’on nommait les « Gueules rouges ». Brignoles est aujourd’hui fière des ouvriers qui ont travaillé au fond de chaque puit pour extraire la bauxite pendant plus d’un siècle

DSCN5435

DSCN5436

puis on s'avance dans la ville pour découvrir ce joli parterre de fleurs

DSCN5437

DSCN5438

DSCN5439

DSCN5440

DSCN5441

DSCN5442

A l'intérieur de la ville on peut admirer le buste monument de JUSTE FRANCOIS MARIE RAYNOUARD

Né à Brignoles (Provence), le 8 septembre 1761.

Il fut incarcéré sous la Terreur, député sous le Consulat et l’Empire et refusa le portefeuille de la Justice que lui offrit Carnot. Avocat, poète, auteur dramatique il s'occupa de philologie et étudia les langues romanes. Lauréat de l'Institut en 1804, sa tragédie des Templiers, qui est restée son chef-d'œuvre, lui ouvrit les portes de l'Académie ; il ne fit pas personnellement les visites d'usage et les fit faire par son frère, ce qui donna lieu à des malentendus ; il fut élu le 7 octobre 1807 en remplacement de Ponce-Denis Écouchard-Lebrun et reçu par Bernardin de Saint-Pierre le 24 novembre suivant. Son discours de réception contenait une louange excessive de Napoléon ; il fut inséré intégralement dans le Moniteur du 29 novembre 1807.

Il fit partie de la Commission du Dictionnaire. À la mort de Suard, en 1717, il fut nommé secrétaire perpétuel ; il garda ses fonctions pendant une dizaine d'années et démissionna, pour raisons de santé, en 1826 ; il fut alors remplacé par Auger et resta secrétaire honoraire. Il exerça pendant ce temps une grande influence sur les élections ; il soutint la proposition Ch. Lacretelle. En 1816 il avait été nommé membre de l'Académie des Inscriptions. Voulant travailler sérieusement au Dictionnaire, il rechercha les origines de la langue dans les œuvres éparses et tronquées des anciens troubadours, ce qui le conduisit à s'occuper du provençal classique ; cela l'amena à l'hypothèse d'une langue romane unique d'où sortirent plus tard les différentes langues du midi de l'Europe. Il créa pour ainsi dire une nouvelle érudition philologique et, à ce point de vue, on peut le considérer comme le précurseur des Paulin et Gaston Paris.

Mort le 27 octobre 1836

DSCN5416

DSCN5418

DSCN5417

voilà la suite de cette ville bientôt, désolée pour les motos et voitures impossibles de les éviter. Bonne journée

 

 

 

e